Place de l'absence

Je me souviens. Cœur serré.

Depuis mercredi dernier, je suis en boucle sur les souvenirs. J'ai fouillé dans mon ordi. à la recherche de cette photo. On se balade dans Lille. Je vous appelle, vous vous retournez, le clic fait le reste. Nous sommes en avril 2009. Un trio que j'admire. Avec eux, j'ai appris, grandi, compris. L'homme de gauche, forcément. Bourreau de travail et gardien du temple, franca dans le sang. L'homme du milieu : intelligence, vivacité, esprit, humour. Et Toi, à droite, tellement loin de l'être. Toi avec cette vision de l'avenir pour Les Francas, pour l'éducation des enfants et des jeunes, dans un monde complexe. Toi et toutes tes longueurs d'avance faisant réagir ici et là, certainement pas toujours comme il aurait fallu. Mais ça c'est une autre histoire.

Place de l'Enfant, grand projet comptant ni plus ni moins 30 propositions. Je laisse Alain raconter comment vous trouvez la trentième. Vingt neuf, c'est naze ; trente, c'est mieux. Donc, vous dégotez la 30e un soir, très tard quelque part. Le lancement du projet. Octobre 92. Le CNIT. Les enjeux du Programme déclinés. Passionnant. Je sens que je vais participer à cette aventure extraordinaire. Je n'ai rien connu de mieux aux Francas que cette période là. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Je ne sais trop et cela d'ailleurs ne m'intéresse plus. Je ne veux plus parler des Francas, je l'ai écrit dans ce blog lorsqu'en 2024, je vais à Torcy pour leur 80e anniversaire. Tu es là avec Alain. Surprise et contente de vous voir. Manque de temps pour échanger vraiment. Je fuis l'endroit, attendue ailleurs. 

J'ai adoré les temps formels : la Place de l'enfant et le cerveau en ébullition. Les Karellis, les interventions ici et là, les AG, les Congrès …
J'ai adoré nos moments informels : l'Armada du siècle en 1999 ; Johnny au Stade de France en 98 ; des temps ici et là de convivialité et de partage que ce soit à Vitry, à Mont-Saint-Aignan ou encore à Lille. J'ai applaudi le cycliste qui se tape le Mont Ventoux pour arriver aux Karellis et celui qui quitte la Normandie et pédale jusqu'à Andros avec Véro en voiture balai, efficace supportrice. D'ailleurs, tu m'as appris ce jour-là qu'Andros n'était pas que de la compote ! Je ris et charrie le même qui se fout du foot mais qui dit qu'il faut s'y intéresser vu qu'on est champions du Monde. Dis, tu crois pas que t'exagères ?  Les images défilent ! Les souvenirs remontent, j'en ai à la pelle, aux Francas et hors des murs. 

Il était une fois au joli mois de mai une triste journée où tu as choisi de tirer ta révérence comme Patricia l'a fait il y a deux ans pratiquement jour pour jour. Si vous vous retrouvez, je pense que vous aurez beaucoup de choses à vous raconter. Je vous garde précieusement. 

Vendredi prochain, je serai là. Pour Véro, pour Toi, pour le chagrin d'Alain et de Marie et de tant d'autres. J'ai regardé la météo. Il fera beau. 

 

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