Je répète souvent à l'envi "une porte se ferme, d'autres vont s'ouvrir". Je suis bardée de petites phrases qui m'aident à avancer, à relativiser, à faire un p'tit pas de côté quand je plonge dans une vague mélancolique.
"Relativise, relativise" je me le dis parfois, souvent. Ça marche pas toujours ! Mais là, tout de suite, je m'en vais foutre un sacré coup de boule au relativisme pour vous parler de ce petit bijou dans lequel nous avons passé des soirées, des journées intenses et qui tire sa révérence. Le Ô Tire Bouchon vous salue bien !
Le Ô Tire Bouchon, c'est avant tout Jean-No et Gabin, le père en patron cool et le fils en cuisinier rempli d'humour. Le premier, amoureux de la musique, nostalgique des cabarets réussit ce qu'il est souvent difficile de faire avec succès : animer un lieu, rassembler, créer du lien. Le second, supporter de Marseille, amateur de jeux de mots devient maestro des fourneaux. L'endroit est accueillant et d'ailleurs, passer la porte du Ô Tire Bouchon, c'est aussi chouette que de rentrer chez soi. Les chaussons ne sont pas dans l'entrée mais c'est tout comme. Un endroit où on se sent bien, mange bien mais pas que ! Parce qu'il y a là, au-dessous, après un escalier en pierres magnifiques mais sacrément irrégulières, une superbe salle voutée . Et là, dans cette salle, j'ai vécu des soirées musicales incroyables.
Les musiciens, pas des baltringues ; les chanteurs pas des voix à la rue. Alors, oui, ça chante, ça rit, ça swingue monstrueux mais c'est pas tout. Il y a de la générosité et personne ne s'y trompe. Quand on donne le meilleur de soi-même, il y a quelque chose de magique qui se passe entre les gens. Et moi, j'adore. J'adore quand on oublie tous les tracas du quotidien, quand on se rassemble autour de la musique et que l'on sait prendre ce que la vie, ce que les musiciens vous donnent. Et ça, on le doit à JNo qui a permis pendant quelques années qu'au delà des assiettes, des verres et des serviettes qu'on n'a jamais fait tourner au-dessus de nos têtes, il se passe quelque chose. Cela s'appelle un cocon social.
Il y aura d'autres rendez-vous c'est certain parce que ce groupe est uni, heureux de se retrouver pour faire résonner de la très bonne musique. Simplement, des lieux d'hospitalité émotionnelle comme celui créé par JNo avec le soutien de Virginie, la complicité de tous les musiciens, sont des espaces aussi rares que précieux. Voilà pourquoi tout simplement cette porte qui se ferme me coince un peu aux articulations. Et à mon âge, les articulations ne sont plus ce qu'elles étaient. Quoi que …
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